mercredi 2 juin 2010

Le premier jour

Le 1er juin a essentiellement été une journée de procédures à Genève. En effet, la Conférence de l’OIT est composée de trois groupes qui se rencontrent pour la première fois au début de la Conférence. Ils doivent décider ensemble, de préférence rapidement, qui présidera quelle commission, comment les délégations seront réparties, qui siègera dans quelle commission. Et puisqu’il n’y a pas 1 syndicat mondial qui peut régler toutes ces questions avant la conférence, elles font l’objet d’un accord sur place. C’est le mardi matin que les membres de la CSI se réunissent pour décider de la répartition des mandats pour chacune des commissions.

Côté syndical, la CSI est certes le principal acteur international mais certainement pas le seul. Il y a également les syndicats chinois, cubains et vénézuéliens qui ont leur propre culture de concertation. Une première réunion de l’ensemble du groupe des travailleurs s’est tenue l’après-midi, avec tous les représentants des syndicats du monde entier et de toutes les tendances.

C’est là que Luc Cortebeeck a de nouveau été élu président du groupe des travailleurs au sein de la Commission pour l’Application des Normes, sous les applaudissements et sur proposition des syndicats colombiens. Cette commission des normes est sans conteste la principale commission de cette conférence. C’est elle qui veille au respect des normes par tous les Etats membres et qui les rappelle à l’ordre.

Nous sommes mercredi matin et la première assemblée plénière officielle de la Conférence de l’OIT (assemblée d’ouverture) vient de s’achever. Une salle gigantesque accueille des délégations venues de tous les pays. Il faut d’abord approuver formellement toutes les propositions afin que la conférence puisse enfin commencer. Comme l’an dernier, des manifestants iraniens ont fait irruption sur le podium en demandant d’exclure la délégation iranienne de l’OIT et en affichant des photos de prisonniers politiques portés disparus.

Dans un quart d’heure, la Commission Sida où je siège entamera ses travaux.

A suivre…

Herman Fonck

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